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Atelier n°2 Liquoreux Bordelais


En ce début de mois de Décembre, l’Association Œnologie vous a convié à son second atelier. 
L’idée reçue à effacer était que le Sauternes est le seul représentant des liquoreux Bordelais.
Certes le Sauternes a sa grande renommée, et tout le monde ne jure que par lui lors des fêtes de Noël et du traditionnel foie gras. Pourtant Cadillac, Cerons, Loupiac et Sainte Croix du Mont sont autant de liquoreux qui méritent d’être connus, dégustés, puis reconnus ! Ces vins sont d’autant plus intéressants qu’ils sont en général beaucoup  plus abordables que les Sauternes J  
Le but de l’Oeno à Sciences Po Bordeaux est, rappelons le,  d’être au service des étudiants pour en faire des consommateurs éclairés tout en respectant leur portefeuille !

Pour ces deux soirées nous avons donc voulu mettre en valeur plusieurs liqoreux du Borelais, Cadillac, Loupiac et Sainte Croix du Mont pour les comparer avec deux Sauternes. Chaque étudiant peut alors se faire une idée du type de liquoreux qu’il préfère, en fonction du sucre,de la fraicheur, de la minéralité. Cerise sur le gateau, il peut aussi choisir parmi ces 5 vins sa propre cuvée d’Oenoel 2012 !

Pour mieux accompagner ces vins, Vins/ 20 s ‘est associée avec le BDA cuisine qui a concocté en exclusivité pour vous 5 mises en bouche pour chacun des vins. Merci à Charlotte Drouler et Oriane Petit ainsi qu'à toute leur équipe pour leur délicieux travail.



Nous avons débuté la dégustation avec Pierre Tourré du Château Fortin en Loupiac millésimé 2009. Un vin aux notes plus florales (acacia) qui retrouve ensuite les notes plus classiques d’abricot et de miel. L’attaque est plutôt fraïche et le vin présente un grand équilibre tout le long de la
Bouche. Ce vin était justement choisi pour montrer l’intérêt qu’avaient ce genre de liquoreux, justement moins liquoreux que le Sauternes.
Cette fraîcheur s’est particulièrement bien accordée avec le gravlax de saumon aux pommes de terres. Le gras du saumon est venu compléter la plus faible liqueur du Loupiac, tandis que la fraîcheur du Loupiac est venue souligner le saumon.


Le Cadillac servi par M. Meric du château Haut Valentin est lui aussi du millésime 2009. C’est un liquoreux d’un style très différent beaucoup plus chaud et épais. Le nez est abricoté, presque épicé. La bouche est grasse et sucrée, longue. Un liquoreux tel qu’on les attend d’habitude, et qui pourtant  n’est pas un Sauternes ! Avec un vin aussi riche, un biscuit aux safran, amande grillée est venu tempérer le sucre et rajouter de l’épice. Un régal !


Ensuite, le château Bel Air en Sainte Croix du Mont nous a été servi, avec encore une fois un style très différent : La minéralité. Contrairement à ce que l’on peut penser, la minéralité s’exprime dans les liquoreux. Ici, elle était aussi bien présente au nez qu’en bouche. Une vraie richesse pour un liquoreux qui provient du terroir où sont cultivés les raisins du Sainte Croix du Mont. Région autrefois couverte par la mer, le sol des Sainte Croix du Mont est parsemé d’huitres fossilisées qui viennent apporter leur touche de minéralité et d’iode au vin.


Enfin les Sauternes sont apparus. Le château d’Arches, second Grand Cru classé, et son second vin : la Perle d’Arches.
Nous commençons par la Perle d’Arches qui a une robe jaune jaune paille, un nez tout d’abord discret puis qui s’ouvre sur des notes abricotées et de fruits exotiques. La bouche, bien qu’un peu courte, est agréable avec une liqueur plus maigre que les autres liquoreux ce qui donne à ce Sauternes un caractère léger.
Le Château d’Arches 2005 présente une robe évoluée, tirant sur le jaune orangé.  Le nez est très expressif et plus complexe. Outre les fruits exotiques, notamment de goyave, c ‘est les épices et le safran que
La bouche est riche et épaisse, sans être pesante. La liqueur est bien maîtrisée avec une petite fraîcheur en finale qui vient harmoniser le tout.
Pour ces deux vins, des canelés « faits maison » ont été servis pour le plus grand plaisir de tous !



L’Association remercie chaleureusement M. Touré, M. Cosson et M. Meric pour leur très belle présentation. Leurs vins ont obtenu un franc succès, qui a été démontré par votre fort intérêts pour ces vins lors des ventes de la cuvée d’Oenoel !

Tour de France des Vignobles coopératifs: Etape 2


Pour cette seconde Etape du Tour de France des Vignobles coopératifs, nous avons reçu les champagnes Nicolas Feuillate, les Alsaciens de Wolfeberger et comme régional de l’étape, le vignoble d’Irouléguy dans le Pays Basque.


Nicolas Feuillate nous a apporté un blanc de blanc 2004, trés typé sur le Chardonnay et un 2005 qui nous a plu pour sa bouche divisée en deux temps trés disctincts. Un départ assez vif qui ensuite s’assagit pour donner un champagne rond.


L’Irouléguy a surpris et séduit toute l’assistance. Alors qu’on s’attendait à des vins puissants pour le rouge caractéristique du tannat, ce cépage s‘est exprimé tout en finesse donnant un vin vraiment élégant et charmeur. Le Blanc a lui aussi surpris par sa fraîcheur et sa chair trés consistante. Il est vrai que le Gros Manseng peut aider à donner des vins plus vifs, mais c ‘est surtout le terroir trés spécifique du Pays Basque qui explique cette belle vivacité: l’importante pluviométrie et l’acidité naturelles des sols en ont fait un superbe vin. Plusieurs étudiants ont voulu connâitre le prix pour en acheter. Pas de chance, ce vin a été victime de son sucès et le millésime 2011 est déjà épuisé…. Un peu de patience pour 2012 !

Wolferger nous a enfin présenté 2 riesling assez différents dont un se démarquait par un nez trés expressif. Enfin le Gewurzraminer a suscité l’unanimité des étudiants qui ont énormément apprécié le nez de pêche et de bergamotte pour une bouche légèrement sucrée et frâiche. Un franc succès !


L’Association Oenologie remercie encore tous les participants qui ont accepté de venir de loin pour vous présenter leurs vins de grande qualité ainsi que Dominique Saintout pour son aide précieuse dans l’organisation.

Ainsi prend fin notre Tour de France des vignobles coopératifs.
Nous espérons avoir pu bousculer certaines idées fausses sur ce qu’est la cave coopérative,  ses valeurs et ses produits.
Les étudiants ont particulièrement apprécié ces vins de coopérative en demandant directement comment ils pouvaient se procurer, belle preuve que les caves coopératives savent attirer le public jeune!

Bonne route à ces vignobles coopératifs et à très bientôt pour une prochaine étape Bordelaise!

Tour de France des vignobles coopératifs: Etape 1








2012 est l’année de la coopérative !

L’association Oenologie a voulu s’associer à cet évènement, en invitant  les caves coopératives de plusieurs régions de France à Sciences Po Bordeaux.
L’objectif était d’une part de présenter le fonctionnement des caves coopératives; leur poids dans l’économie viticole et leurs valeurs qui se retruvent dans le fonctionnement pratique des caves
Nous avons eu le plaisir de recevoir trois caves coopératives qui nous ont présenté leurs produits et leur manière de  fonctionner. Et force est de constater leur diversité !
La diversité se fait aussi bien sur le plan économique (modèle de fonctionnement, politique commerciale) que sur le plan de la production (taille, méthode de vinifications, type de production).
C 'est pourquoi deux étapes ont été bien nécessaires pour en faire un tour d'horizon !

Cette première étape est partie des vignobles champenois, pour ensuite rejoindre Buzet, et enfin revenir sur la Loire !




Les champagnes étaient représentés par Laurent REINTAU de la maison Jacquart, qui nous a résenté sa cuvée Brut Mosaïque et son Champagne rosé.
Cela a été l’occasion pour certains de découvrir la vinification particulière des vins de champagne, et pour d’autres de réviser !




David BIDEGARAY de la cave de Buzet a tenu à nous montrer la diversité de ses produits en nous présentant son blanc (une bouteille assez rare pusique moins de 5 % de leur production est en blanc), leur rosé ( 5 autres %) et le fleuron de leur rouge.




Enfin Alliance Loire est venue avec une présentation axée sur les différents types de vins de Vouvray en fonction de leur sucrosité. Didier DESPIAU nous donné une dégustation un peu plus technique, mais trés réussie.











Nous remercions chaleureusement ces personnes pour leur contribution à cette soirée ! 

Atelier n°1: Beaujolais Nouveau vs Beaujolais Tradi







Pour ce premier atelier nous avons décidé de faire la part belle aux Beaujolais. 
Longtemps confondu avec les Bourgognes (comme l’atteste le décret de 1937 qui range le Beaujolais du Bourgogne), le Beaujolais est resté une affaire de connaisseurs, avant d’être démocratisé par le Beaujolais Nouveau.

Le Beaujolais Nouveau n’est en fait pas si neuf que cela.  Son décret qui autorise le “Beaujolais Primeur” date de 1951. Pourtant, ce n’est qu’à la fin des années 70, que Georges Duboeuf en fait un produit phare destiné à faire du Beaujolais une marque, scellée en 1985. C’est ainsi que débute une période faste pour le Beaujolais qui consolide sa notoriété en faisant du Beaujolais Nouveau un événement incontournable de l’année. Plus qu’une mode, le Beaujolais Nouveau  devient un phénomène de société, une date fetée comme un rite tous les troisième jeudi du mois de Novembre. Le jour n’est pas choisi au hasard, mais répond à une logique bien commerciale car le Jeudi est suffisamment éloigné du week end pour pouvoir mieux écouler la production. Le Beaujolais Nouveau est avant tout un succès marchand : faire un vin léger, moins cher à produire, qui correspond au goût des consommateurs plus jeunes.


Si l’on peut se féliciter de ce succès, le vignoble Beaujolais s’en est peu à peu trop grisé…et 20 ans plus tard le reveil a été difficile. Au moment où la viticulture française tente de se démarquer par la recherche de qualité, le Beaujolais Nouveau est apparu comme un vin « vite fait, mal fait». Le style est uniformisé, la banane domine et puis …rien d’autres. 
Mais quid des autres Beaujolais ?



Le Beaujolais Nouveau est débouché !





Le domaine du Thulon était à l'honneur grâce à ses nombreuses cuvées issues de plusieurs appellations: les fameux 'crus' du Beaujolais .


Petit à petit nous hommes montés dans la puissance et la consistance des vins: du Beaujolais Nouveau au Morgon Les Charmes, le Gamay dévoile là toute ses subtilités et nuances !



Un plaisir que de se faire servir !




Nous remercions chaleureusement Jean du WINE MORE TIME , très sympathique et éclectique bar à vins pour sa présentation détaillée des différents crus.